Apprendre le chinois : grammaire de la séquence 5

Le pluriel avec

Le suffixe men s'ajoute aux pronoms personnels et à certains noms de personnes pour marquer le pluriel :

我们 wǒmen : nous
你们 nǐmen : vous
他们 tāmen : ils, eux
她们 tāmen : elles

s'ajoute aussi à certains noms pour désigner un groupe :
同学们 tóngxuémen : les camarades de classe, quand on s'adresse au groupe.


Différence entre et 什么

Vous l'avez sans doute remarqué dans le vocabulaire : la nationalité se forme en ajoutant « humain » rén au nom du pays.
中国 la Chine ⟶ 中国人 les Chinois
法国 la France ⟶ 法国人 les Français

La question se pose en mettant à la place de la première syllabe du nom de pays :
你是哪国人? Nǐ shì nǎguórén? De quel pays es-tu ?

signifie « quel, lequel ? » dans un ensemble dénombrable : il n'y a pas une infinité de pays.
什么 signifie « quoi, quel ? » pour un ensemble indénombrable : il existe une infinité de gens différents.


L'adverbe

dōu « tous » est un adverbe : il se place donc devant le verbe, ou devant un autre adverbe placé devant le verbe.

Exemple : 我们都是法国人。 Wǒmen dōu shì Fǎguó rén. Nous sommes tous français.

« Pas tous » se dit 不都 :
她们不都说汉语。 Tāmen bù dōu shuō Hànyǔ. Elles ne parlent pas toutes le chinois.

都不 se traduit par « aucun », littéralement « tous… pas » :
我的学生都不会说日语。 Wǒ de xuésheng dōu bú huì shuō Rìyǔ. Aucun de mes élèves ne parle le japonais.

L'ordre des deux caractères change tout. C'est une erreur que je vois à tous les niveaux, y compris chez des élèves avancés : prenez le temps de bien ancrer la différence maintenant.

Exemples tirés du dialogue :
他们都是我的同学。 Tāmen dōu shì wǒ de tóngxué. Ils sont tous mes camarades de classe.
他们不都会说汉语。 Tāmen bù dōu huì shuō Hànyǔ. Ils ne savent pas tous parler chinois.
我们都不会写汉字。 Wǒmen dōu bú huì xiě Hànzì. Aucun d'entre nous ne sait écrire les caractères chinois.


Le verbe auxiliaire

Nous avons déjà vu trois verbes d'action : xué étudier, shuō parler, xiě écrire.

huì est un verbe auxiliaire qui signifie « savoir faire quelque chose ». Il se place avant le verbe :
他会说法语。 Tā huì shuō fǎyǔ. Il sait parler le français.

Pour la question alternointerrogative, on redouble le verbe sur lequel porte la question. Dans « Sais-tu parler chinois ? », la question porte sur « savoir » :
你会不会说汉语? Nǐ huì bú huì shuō hànyǔ?


La particule : interjection et étonnement

Nous avons vu à la séquence 2 que ne sert à renvoyer une question. Mais elle marque aussi une légère surprise ou une insistance.

Exemple tiré du dialogue :
她是哪国人呢? Tā shì nǎ guó rén ne? Et elle, de quel pays est-elle ? (avec une nuance de curiosité)


L'emploi de 是不是 avec

Le dialogue contient la phrase :
你们是不是都学中文? Nǐmen shì bú shì dōu xué zhōngwén? Est-ce que vous étudiez tous le chinois ?

L'adverbe ne gêne pas ici la forme alternointerrogative, parce qu'il porte sur le verbe et non sur . C'est qui est dédoublé, pas le verbe qui suit .

Ce placé en tête sert à insister. C'est un autre emploi du verbe, que nous retrouverons.